ACTUALITES 2013



SEPTEMBRE 2013


LES GALGOS PENDUS


L’Espagne est le pays où l’on pend les galgos. L’Espagne est le pays qui ne sait pas apprécier l’inconcevable tendresse d’un animal qui s’enroule dans l’air en dessinant d’impossibles pirouettes. L’Espagne est le pays des arbres aux branches assassines, où une corde infâme moissonne une vie aussi légère que l’écume. L’Espagne est une terre inféconde qui enterre la poésie dans ses entrailles mortes.



Les galgos sont des poètes embusqués dans le vent, ils tournent à droite ou à gauche en silence, se faufilant comme un ruisselet d’eau échappé d’un canal d’irrigation. Les galgos sont des poètes qui se détachent sur la lune en dessinant d’improbables silhouettes. Les galgos chevauchent les mots ou sautent par-dessus, se jouant des tildes, si arrogantes et inflexibles.

La tilde est une dame ridicule qui se cloue sur les mots, telle une épine. Les galgos dérangent ses habitudes en la lançant dans le vent qui joue avec elle jusqu’à l’ennui et alors, dépité, il l’abandonne sur un toit où elle ressemble à une brindille. Parfois, elle finit dans un nid. Là, elle y reçoit des leçons d’humilité et accepte sa douloureuse nullité.

Les pas d’un galgo ne laissent pas de traces. Ils sont rapides, ailés presque éthérés. Ils ne sont affectés ni par la gravitation, ni par la dureté de la pierre. Quand la folie s’empare d’eux, les galgos accélèrent le mouvement de rotation de la terre. Le regard peut à peine suivre des yeux leur galop échevelé mais grâce à leurs courses nous pouvons écouter la musique des sphères terrestres.



Les galgos se moquent de l’orthographe en étirant ou en repliant leurs oreilles. Les oreilles d’un galgo peuvent se transformer en X, en Y ou en LL. Et même, en se forçant un peu, ils peuvent esquisser la N ou le nombre Phi, le nombre d’or où se cache Dieu, ils s’amusent avec tous ces chiffres avec une facilité déconcertante qui laisse loin sur place les maîtresses d’école.

Les maîtresses d’école ne comprennent rien à Dieu ni aux galgos. Dieu est un enfant qui utilise les pointillés pour traverser les rivières. Il les lance l’un après l’autre et avance à petits sauts. Ceux qui lui restent, il les garde dans sa poche. Les galgos ne se séparent jamais de Dieu car ils savent qu’il a besoin d’eux pour ne pas se perdre par les chemins où est posté l’homme avec une faux dans sa main.

On nous a raconté que Dieu est un vieillard à la barbe blanche et à la peau ridée mais Dieu est un enfant malade qui fait taire sa douleur en caressant la tête osseuse d’un galgo. Les galgos surveillent le monde pendant le repos de Dieu.

Chaque fois que quelqu’un commet un méfait, ils lancent un aboiement et Dieu se réveille mais Dieu ne peut rien faire car personne ne prête attention à un enfant trop petit pour atteindre le trou de la serrure d’une porte, même en se hissant sur la pointe des pieds.



Les hommes qui pendent les galgos ont perdu leur âme depuis bien longtemps. En réalité, leur âme a fui, épouvantée quand elle a découvert leurs mains ensanglantées. Les hommes qui pendent les galgos cachent leurs yeux derrière des lunettes noires car ils savent que leurs yeux les trahissent.

Il suffit de les regarder pour se rendre compte qu’il n‘y a rien derrière.Les hommes qui pendent les galgos sont les mêmes qui ont fusillé Garcia Lorca. Pour eux cela n’était pas important de déraciner de notre sol un poète qui dormait au milieu de camélias blancs et qui pleurait comme l’eau.

Ils s’en fichaient de l’ensevelir dans une tombe anonyme, avec les yeux ouverts et une grimace de terreur. Les hommes qui pendent les galgos parlent à peine ; Ils n’aiment pas les mots. Ils n’aiment pas justifier leurs actes ni manifester leurs émotions. Ils laissent des traces de douleur et de peur. Ils se moquent des poètes qui passent leurs nuits éveillés à chercher un vers pour terminer un sonnet.

Ils se moquent des insensés qui rêvent d’un futur sans bombes ni ruines noires. Ils se moquent des promesses que l’on nous a faites quand nous étions enfants, ces promesses qui nous assuraient que l’éternité rend la mort paisible en nous évitant de tomber dans l’oubli.



Chaque fois que meurt un galgo, un enfant devient orphelin. Les galgos prêtent la lumière de leurs yeux aux enfants malades. Ils les accompagnent dans leurs nuits de fièvre et leurs cauchemars. Ils les réveillent tout doucement en leur parlant à l’oreille du jour qui arrive dans sa fraîcheur et sa lumière naissante.

Ils leur parlent du printemps et de la graine qui va fleurir. Ils leur parlent des matins ardents de l’été quand la mer s’offre amicalement et que le soleil ressemble à une pierre jaune qui n’en finit pas de tomber. Ils leur disent que l’hiver s’est caché derrière un arbuste et y es resté endormi.

Les enfants malades sont ceux choisis par le Jeune Rabi pour montrer au monde la beauté dans sa forme la plus pure. Le jeune Rabi a fait face au pouvoir des ténèbres avec la seule aide d’un enfant estropié et d’un galgo famélique, en sachant que la compassion est une fleur étrange.

Une fleur qui ne pousse que sur les versants escarpés et les profondes solitudes, où les prières grelottent de peur en pensant qu’elles resteront muettes dans un sous sol vide.



Certains matins, je me lève tôt et les galgos sont déjà sur l’esplanade qu’ils appellent place avec sa triste église à la façade blanchie à la chaux pour cacher la pierre ; il y a aussi un arbre au tronc noueux qui ressemble à des bosses. Attachés par de longues chaînes, tous sont jeunes et ignorent ce qui les attend.

Ils ignorent que ce jour-là certains finiront leur vie dans les champs, dépassés par la cruauté humaine. Je pourrais les avertir mais les hommes qui trament leur mort déambulent avec des fusils et de longues cordes. Leurs yeux ressemblent à des braises allumées d’une vieille haine. Les yeux des galgos battent des ailes comme des papillons de couleurs.

Bleu, châtain, violet peut-être même d’une ténue splendeur dorée comme un vieux clairon. Certains sont assis, d’autres couchés sommeillant. Certains sont debout, d’autres écroulés. Certains sont si maigres qu’ils semblent léviter.

Certains semblent faits d’argile, d’autres d’argent, d’autres sont blancs comme l’aube. L’aube qui déjà arrive et les met en mouvement.



On entend les chaînes, les cris, les éclats de rire. Ils s’éloignent tous ensemble, unis dans un destin inégal. Je ressens ce qu’a senti Don Quichotte en contemplant les galions condamnés à pousser un énorme bateau de guerre avec une rame « Pourquoi traiter en esclaves à des êtres que Dieu et la nature ont voulu libres ? » Je me suis assis sur un banc de pierre et je les ai regardés s’éloigner.

Un galgo blanc, à la démarche résignée, tourna la tête et me regarda humainement avec des yeux fatigués et une faible lueur d’espoir. Nous savions tous deux que nos vies étaient une étincelle, un moment de clarté dans des ténèbres infinies mais nous nous efforcions de penser que nous pourrions nous revoir sous d’autres cieux, nous promenant dans une plaine sans fin, loin de cette matinée de tuerie qui faucherait les vies des faibles et des amochés.



Nous nous retrouverions dans une matinée sans pénombre ni oubli, un matin de plénitude et de splendeurs, un matin parfait sans peurs. Nous nous regarderions de nouveau comme deux vieilles connaissances qui ont découvert le bonheur l’un dans l’autre. Ses yeux dans mes yeux, ses rêves dans mes rêves et nos battements de cœur à l’unisson dans le vent.



Texte de Rafael Narbona.
Traduit par Christine. Merci à vous.



 


SEPTEMBRE 2013





Le 27 Septembre a eu lieu dans le bâtiment du Congreso de los Diputados ( Chambre des deputés) la 1ère Journée de Protection Animale sous l´initiative de l´association APPDA, Asociacion Parlamentaria en Defensa de los Animales.

Cette asso a été créé en 2007 par un groupe de députés et sénateurs espagnols afin de promouvoir des lois en faveur des droits des animaux.

Selon eux, ils sont engagés à créer un " lobby " pour dénoncer la maltraitance animale auprès des medias et de l´Assemblée Espagnole.


Dans cette journée la protection animale de notre pays a été bien représentée en accueillant plusieurs associations de protection animale de la géographie espagnole. Il y avait plus d´une centaine d´organisations faisant partie de cet évènement dont notre association Amigos de los Galgos .

Les exposés ont été donnés par des spécialistes de la P.A, voire. des professionnels qui agissent sur place avec les animaux à travers des SPA ou des experts juridiques par rapport aux droits des animaux. On a fait un parcours des droits des animaux par rapport aux differents pays d´Europe et bien sûr en Espagne .


On a signalé qu´en notre pays il existe des différents législations concernant les animaux de compagnie dans chaque Communauté Autonome où la loi s´applique bien différemment pour la même situation.

On a remarqué que, Madrid, Murcia et Galicia sont les régions le plus en arrière par rapport à la loi de Protection Animnale et au traitement des animaux de compagnie. Malheureusement, en Madrid, aucun progrès a été fait depuis plus de 20 ans.

Malgré tout, nous avons eu l´occassion d´avoir des experts qui nous ont appris comment utiliser le mieux les lois que nous avons pour dénoncer des situations de maltraitance animale. Aussi on a pu écouter quelques députés et leur sympathie pour notre cause, à laquelle ils ont avoué s´adhérer en corps et âme.

Réflexion:

Nous espérons que ceux-ci pour aboutir à la défense de notre cause ne donneront pas leur vote à leur partis politiques quand il s´agisse d´une question du bienêtre animal.

Les députés qui ont créé la APPDA devront s´écarter de la discipline de vote accordé par le parti. TOUS les partis politiques espagnols SANS EXCEPTION sont d´accord à ne pas respecter les droits des animaux et sont insensibles à la maltraitance. Nous avons l´example prioritaire, de la tauromachie ainsi que d´autres situations honteuses et indignes pour les animaux dans les fêtes de quelques villes espagnoles, et qui sont tolerés sans pudeur par le gouvernement.


Pour atteindre le cible on va voir ce qu´ils font, on attendra les résultats dans l´avenir proche.

Jusqu`à présent cela n´a pas donné aucun !!!!!

Conclusion :

Ces sont quelques points qu´on a abordé:

--Si bien la maltraitance animale est dans le code pénal, Le système juridique devrait durcir les sanctions applicables aux actes de maltraitance animale.

Par contre, en Espagne ils ont du mal à agir sur ce point à cause de la Tauromachie qui est institutionnalisée comme la " Fiesta Nationale " et où se sont rendus les plus hauts dignitaires du pays (ministres, le Roi, le prince etc..) et là on admet et on s´amuse avec la souffrance et la cruauté et l´animal , il est condamné à mort.




C´est à cause de cet spectacle macabre auotirsé , qu´en Espagne il n´y a pas un sentiment de rejet à la maltraitance animale ni de la part de la société ni des politiciens ni des législateurs.

--On devrait préciser ou clarifier les concepts dans la législation. Normalement on utilise de termes ou des mots généraux ou ambigus de telle façon qu´on ne peut pas appliquer correctement la réglementation à une situation concrète par manque de définition dans le texte legislatif.

-- ll faudrait incorporer dans notre Constitution la valeur du " Bienêtre Animal ". Ce texte législatif il serait voté par toute la société et le concept pourrait avoir une valeur Constitutionnelle. Autrement cela sera un terme plutôt symbolique sans aucune valeur juridique.

Les animaux sont des êtres qui ressentent, cela est reconnu par le Droit, ils ne sont pas de choses.

--L´éducation est à l´origine du manque de respect aux animaux. Il faut bien élever les enfants afin de prévenir la maltraitance et encourager le respect envers les animaux.

En plus, on doit établir des programmes spécifiques pour rééduquer les maltraiteurs afin de les inculquer de la compassion et l´empathie pour la victime.


--Il devrait avoir un enregistrement des maltraiteurs comme on le fait pour d´autres situations.

--En Espagne il faut unifier la législation quant à la vaccin de la rage dans les différentes Communautés Autonomes.

-- Recevoir des autorités locales d´aide financière pour gérer convenablement ( les nourrir et stériliser ) les colonies urbaines de chats comme on le fait à Barcelona. Par example, à Madrid ( et peut être que dans beaucoup d´autres villes en Espagne) il est " INTERDIT " nourir les chats de la rue sous peine d´amende.

On nous oblige à les faire mourir de faim. Les gens doivent se cacher pour les nourrir.

Pour en savoir plus sur les activités de cette organization cliquer ici:











ALERTE VOLS DE CHIENS EN CE MOMENT !

Soyez vigilants ! Chiens volés dans la rue avec violence mais aussi dans les jardins des particuliers ! (Grosse disparition de chats également)

Ayez le réflexe de prendre des photos avec votre téléphone portable si vous êtes témoins d'un vol ou d'une agression !!!

Les chiens sont destinés aux différents trafics : l'élevage, la vivisection, la mendicité, appâts pour chiens de combat... voire dépecés pour la fourrure (même en France oui !)








JUILLET 2013


REMERCIEMENTS À TOUS CEUX QUI ONT REPONDU PRESENT À NOTRE APPEL D´AIDE D´ ALLOPURINOL POUR NOS CHIENS AVEC LA LEISHMANIOSE


INTRODUCTION :

Dans le refuge de Pedro Muñoz il y a de nombreux chiens qui ont besoin de traitement quotidien pour la Leishmaniose, cela signifie investir beaucoup d´argent chaque jour duquel le refuge n´a pas de disponibilité. Le traitement fixé est de l´Allopurinol comme la plupart de vous savez. Cela on doit les donner forcement une dose au quotidien.

Loli Cantero la directrice du refuge a lancé un appel de secours pour les aider avec les comprimés d'Allopurinol, ils ont besoin de boites d'Allopurinol de 300 mg car chaque jour les chiens doivent recevoir deux comprimés.

Vraiment la boîte cela n´est pas trop chère mais comme il y a autant de chiens à traiter pour le refuge qui aussi doit faire face à d´autres factures vetos, cela est un coût inabordable pour eux.

Amigos de los Galgos tiens à remercier à :

À JEROME GUILLOT PRESIDENTE DU CREL ET À SON EQUIPE :

Tout de suite à l´appel d´aide, un matin on a reçu l´appel téléphonique de Jérôme pour nous offrir 100 boîtes d´Allopurinol. Cela a été une surprise merveilleuse pour nous. Et voilà les photos de la réception :

Et voilà la recpetion des boîtes du CREL:
Merci à vous pour ce geste.

A NOTRE AMIE KATHY DE LA BELGIQUE

Kathy une bonne amie belge qui aide à fur et à mesure aux chiens en besoin, elle nous a déjà aidé dans d´autres occasions, cette fois ci, elle n´a pas manqué et a envoyé un colis avec quelques boîtes d´Allopurinol. Elle va faire tout ce qu´elle peut pour nous envoyer quelques-unes de plus en parlant à des amies autour d´elle.

Merci Kathy de tout cœur.

A JENNY et JUDY DE L´AMERIQUE

Aussi depuis l´Amerique Judy et Jennifer Ewige ont aidé pour avoir de boîtes d´Allopurinol

Merci à vous c´est émouvant que depuis les USA vous soyez sensibilisées aux besoins de nos chiens.

Nous sommes très reconnaissantes au nom de nos chiens de votre solidarité.. Grâce à vous on aura la possibilité pendant quelque temps d´entretenir les chiens qui sont sous traitement d´Allopurinol .




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